![]() |
Administrateurs :rockenfolie | |
| Forum Rockenfolie, la radio de tous les rocks |
Non connecté | Se connecter
|
|
| en ligne : 4 inconnus visitent le forum | ||
Inscription |
Profil |
Messages Privés |
Recherche |
Online | Aide
| Créer un blog gratuit | ||
![]() | ||
|
| ![]() |
| Auteur : | Sujet: Réception Album Rockenfolie du 10 février 2008 : Bertrand Soulier | Bas |
| gayelles Modérateur Messages postés : 378 jedi posteur |
Bertrand Soulier "Discorama" sortie 25 mars 2008 ![]() Qui ? Soulier, Bertrand. Sexe : masculin. Signe particulier : Irrécupérable romantique, tendrement désespéré et plutôt doué pour faire croire qu’il n’est que branleur profane. Quoi ? Un garçon qui a consciencieusement tout fait pour ne pas être rattrapé par la musique. Et qui vient de perdre la partie. « Pavillons Sous bois, c’est chez moi, c’est chez toi A la Toussaint, y’a le Grand cimetière dans le dépôt RATP, J’écoute les voix et j’entends les prières… Ici l’bon Dieu est syndiqué » Comment ? Longue histoire. Elle débute en Seine Saint Denis. Pavillons sous Bois donc... Une maison en face de celle des grands parents de Didier Golemanas. Dans le quartier… un autre éternel enfant : Laurent Voulzy. Petit, les parties de foot se jouent faceaux futurs NTM. Ensuite les études, avec pas loin Claude M’Barali. Pas encore MC. Loin d’être Solaar. Vous ne trouvez pas que ça fait beaucoup pour n’être qu’un hasard ? Ajoutez à cela un insidieux rêve qui le poursuit depuis des décennies : un gymnase, une scène. Les Beatles. Ils jouent. L’invitent à monter. Face à lui la partition de « I’m only sleeping »…. Çà s’invente ça ? Alors la musique bien sûr, il pratique. Bien d’ailleurs. A commencer par le piano classique, sa formation initiale. Mais pour la première partie de sa vie d’adulte, ce n’est pas de ce don-là qu’il utilisera : Soulier a celui de la répartie, de la formule qui marque. Il est doué pour ça. Très. Alors… Fils de pub ! De cette période, il gardera impressionné sur les plaques sensibles de son cerveau quelques cuites mémorables, quelques inimitiés inoxydables et quelques années bankables. Et alors ? Ben oui… Et alors…. Les déclencheurs sont une fille, enfin, pas « Une » fille… « LA » fille, celle du premier Grand Amour. Et… Bashung ! La première le fout dehors de sa vie au moment où le second y fait irruption avec « Fantaisie militaire ». Drôle de dichotomie. « Madame Rêve » lorsque Bertrand commence à ressentir les premières atteintes du mal : dépression - révélation. Pendant un an, outre le fait qu’il se terre et vend les parts de sa boite, il n’écoute que ça. Allant jusqu'à posséder une demi-douzaine d’exemplaires du CD susnommé… Un pour chacun des endroits qu’il est supposé fréquenter. L’instituant ainsi bande son de sa mue. Une transition longue. Visqueuse. Douloureuse. Et salutaire ! « Une poupée très jolie que les parents aiment bien aussi. Une jarretière et un oui, la vie s’arrête aujourd’hui. Ticket d’caisse, un landau, c’est trois marmots dans l’eau du bain. Elle a pris 20 kilos, l’amour s’arrêtera demain. Une lettre un divorce, un cœur gravé dans l’écorce. Papa Maman s’en vont. On est bien tout seul au fond. » Et maintenant ? Maintenant, voici ‘Discorama’, album brillant qui devait initialement être la (fausse) compile 1971-2017 d’un artiste n’ayant jamais existé mais dont toute ressemblance avec des génies ‘disque-d’orisés’ ne serait pas complètement fortuite. Encore un concept. Histoire de se planquer une fois de plus derrière des gens à qui, sans le savoir, il n’a rien à envier. Surtout pas le talent. Et pourtant. Discorama est un album. Un vrai. Un album de chansons. Bien écrites. Bien composées. Bien chantées et bien produites par un garçon à la fois désespéré, touchant, brillant, sensible, imprévisible et parfois même… Insupportable. « Pour elle j’ai arrêté le mercure, le lithium et les disques durs (…) Comment prévoir que ton bonheur se trouvait au bras d’un robot mixeur. Elle est partie avec un Daft Punk. Et moi, ca me fait de la peine. De la peine à la chaîne. » Des histoires pimentées d’humour, de piano, de guitares, de cordes et de références, voulues, à ceux qui ont contribué à la bande son de ce plus que trentenaire : Gainsbourg, bien sûr, avec qui Bertrand a dîné, deux fois. Woody Allen, avec qui il n’a jamais dîné. Les Beatles, Jim Morrison, dont il est capable de parler des nuits entières. Sheller, Berger, Randy Newman. Bashung, bien sûr. Et plein d’autres. Mais surtout avec une empreinte. Unique, la sienne, celle d’un homme, construit de ses incertitudes, façonnées de ses envies. Dirigé à son corps défendant par un talent qu’il ne soupçonne qu’à peine. Un type obsédé par le temps qui passe. Triste à l’idée de savoir qu’il ne verra plus jamais une fille à poil pour la première fois et qui pense que le truc le plus rock and roll sur terre aujourd’hui… C’est de faire des enfants ! Discorama est sans doute l’album d’une génération : la sienne. La mienne. Bertrand Soulier nous y propose son angle de vue : une forme d’esthétisme bâtie sur les antonymes : foutage de gueule - tendresse, provoc’ - sensibilité, humour - mélancolie. « Bien sûr j’suis qu’une épave, entre deux Nirvanas. Bien sur je suis la lave qu’aucun démon n’éteindra, J’ai les pieds dans le béton, la tête Alka Seltzer. Mais quand je chante une chanson, je suis qu’le fils de ma mère. » Du bel ouvrage. Eric Jean-Jean Son site : http://www.bertrandsoulier.com Son myspace : http://www.myspace.com/bertrandsoulier Production : http://abacaba.net/ Promotion : http://www.ephelide.net | |||
| Le Rock n'est pas mort , à toi de le faire vivre !! |
|
| ![]() |
Ce forum pour votre site ?
AceBoard Forum Gratuit v 5.3
Download Premium Web Templates! - blog gratuit